L’interview : Le DG d’ADIA nous parle de l’immobilier au Cameroun

Cette interview est le 1er d’une nouvelle série de notre blog visant à vulgariser l’immobilier auprès des Camerounais. Les intervenants seront des acteurs majeurs de l’immobilier au Cameroun à savoir les entreprises de promotion immobilière, les agences immobilières, les notaires et même les services de l’Etat dédiés à la régulation de ce secteur au Cameroun.

Ce mois, M. MENOUNGA Alphonse Marie, Directeur Général de ADIA (Agence de Développement Immobilière Africaine), entreprise de promotion immobilière basée à Yaoundé, nous a fait l’honneur d’ouvrir cette série.

Koutchoumi : Bonjour Mr Menounga. Merci d’accorder ce petit instant à Koutchoumi.com. Le secteur de l’immobilier a du vent en poupe et nous sommes ravis de rencontrer les acteurs principaux, ceux là même qui œuvrent pour répondre au besoin grandissant en logements et terrains. Pour commencer, pouvez vous nous présenter en quelques mots votre entreprise et vos domaines de compétences ?

M. Menounga : ADIA a 12 ans d’existence et est peu connu car nous faisons dans les logements rapides, obtentions de villas, terrains immatriculations, construction.

Quel est l’impact d’un site d’annonces immobilières comme koutchoumi.com et de façon générale d’Internet dans votre activité?

J’ai une très bonne appréhension d’internet via la diaspora. Les annonces d’ADIA sont prises au sérieux via internet et les sites comme le votre.

Qu’est ce qui rend ce métier intéressant et voire même passionnant ?

C’est une question qui me va droit au cœur. C’est un métier passionnant parce que l’usager ajoute toujours quelque chose en plus sur la demande. Je m’explique :Vous avez un client qui a besoin d’une maison il vient vous voir. Le bien que vous lui présentez lui plaît bien, seulement il trouve que la position qu’occupe l’interrupteur dans l’une des pièces de la maison ne lui convient pas alors pour ce petit détail qu’il peut régler lui-même il refuse de prendre la maison. Le demandeur se confond parfois à l’architecte, jamais il n’est satisfait on dirait qu’il veut vous faire tourner en bourrique et ça on s’y prépare tous les jours.

Mais on s’imagine bien que tout n’est pas rose dans le secteur de l’immobilier. Quelles sont les difficultés auxquels vous faites face dans l’exercice de votre métier?

La difficulté est celle ci : nous ne faisons pas le plein de ce que nous devions faire car le secteur est rempli « d’emballants ». Ils ne nous facilitent pas la vie ; sur le terrain vous êtes envahi par plein d’ambulants. Malheureusement, ces derniers sont prioritaires car n’ayant pas de profession légale, les usagers qui sollicitent leurs services le font car ils fuient certaines contraintes légales qu’ils peuvent avoir en traitant avec les agents et promoteurs agréés. En plus, le propriétaire reste encore gestionnaire au Cameroun. Le propriétaire d’un immeuble qui fait le commerce du logement ne reverse rien à l’Etat. Si un gestionnaire venait à faire son travail normalement, l’Etat y gagnerait plus et c’est beaucoup d’argent qui n’entre pas dans les caisses publiques chaque année. En effet, dans les secteurs qui remplissent les caisses publiques dans certains pays développés, il y a le secteur du logement. En plus, je tiens à souligner qu’il y a même une nuance entre un promoteur, un agent et un prospecteur immobilier .Le dernier se charge juste de chercher des logements dans un endroit précis et de rendre compte à l’agent immobilier qui se charge de vérifier les informations fournies et de rentrer en contact avec le propriétaire. Au dessus de l’agent immobilier il y a le promoteur immobilier qui a la structure. C’est le cas chez nous d’où la présence de ces jeunes que vous voyez là. Or sur le terrain, on nous confond tous.

Vu le fort taux de chômage au Cameroun l’on constate justement que bien de jeunes camerounais exercent illégalement dans cette profession. Avez-vous un mot à leur endroit ?

Je dirais à ces jeunes de venir dans les structures légales pour se formaliser car tous les jours ces derniers font dans l’arnaque…avec l’encouragement des populations comme je l’ai dit tantôt. Nous avons besoin de tous ces jeunes pour qu’ils grandissent dans un milieu sain et pourquoi pas plus tard s’ils travaillent dur ils pourront s’installer à leur compte. Donc, qu’ils viennent tout simplement, moi je suis disposé à travailler avec tout le monde, surtout si les règlements de la maison sont respectés.

Les clients, à leur grand malheur, constatent tous les jours que le domaine de l’immobilier est truffé d’arnaqueurs. Comment contribuez-vous à assainir ce secteur pourtant si porteur?

Je ne sais pas ce que je pourrais dire ou faire. Je ne saurais demander à l’Etat d’assainir le milieu. L’Etat les connait tous et le client le sait d’où le jeu malin malin et demi. Autant la population ira dans la rue se chercher un logement parce qu’elle fuit de payer les redevances des agents immobiliers, autant les petites plaques inonderont de partout. Mes plaques payent des taxes à la mairie ce qui n’est pas le cas de celles de ces jeunes. Je vais vous raconter une histoire : Un jour alors que je faisais la ronde pour vérifier l’état de mes plaques publicitaires, il y a un jeune homme qui avait retourné l’une de mes plaques pour inscrire ses annonces à lui ; ayant laissé ses contacts au niveau du carrefour Acacia, je l’ai appelé en présence des policiers qui régulent souvent la circulation me faisant passer pour un client. Il est arrivé identifié, il a été conduit au commissariat parce que j’avais tous mes reçus de paiements de mes droits publicitaires. Donc, je dirais tout simplement que même la mairie ferait mieux de se prendre en main et assainir ces plaques. Aussi, le client de son côté ferait mieux de revenir vers nous et l’Etat devrait mieux faire son travail.

Quels conseils pouvez vous donner à ceux qui recherchent un logement ou un terrain ?

Un conseil pour ceux là : qu’ils s’approchent des structures appropriées, qu’ils essaient de ne plus se tourner vers des jeunes et personnes peu fiables qu’on trouve en bordure de route. Si même vous êtes intéressé par un logement inscrit sur une plaque; appelez et si l’on vous reçoit en bordure de route, n’y restez pas plus longtemps.

M. Menounga, nous vous remercions d’avoir voulu partager avec nous votre expérience sur cette profession qui est encore mal connue des camerounais. Toute l’équipe koutchoumi.com vous souhaite beaucoup de réussite pour cette année 2011.

Merci à vous pour ce que vous faites et bonne continuation dans votre élan de vulgarisation de la chose immobilière sérieuse au Cameroun.

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Pour en savoir plus sur les services offerts par ADIA pour vos besoins immobiliers, vous pouvez les contacter par téléphone: +237 22 66 18 03 / +237 94 81 61 60.

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Une réponse à L’interview : Le DG d’ADIA nous parle de l’immobilier au Cameroun

  1. Jonetta dit :

    Life is short, and this article saved vlaauble time on this Earth.

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